Accueil DiversAutre 2020, la perte du contrôle et la résignation.

2020, la perte du contrôle et la résignation.

de Céline

Waa, quel titre, hein? Comme je vous le disais dans mon article précédent, cela fait des semaines que j’essaie de vous faire un genre de « bilan de ma consommation » 2020 ou un truc du genre, comme je l’ai déjà fait auparavant mais fait est de constater que je n’y arrive décidément pas.

En y réfléchissant bien, certes, ma manière de consommer à drastiquement changé cette année mais il n’y a pas que ça.

En 2020, la control freak que je suis a absolument tout lâché. Ciao les principes et coucou la « survie ».

Alors, j’ai bien conscience que je suis ultra-privilégiée, je ne subis pas de catastrophe naturelle ou une famine et que, par conséquent, mon mot « survie » est certainement mal choisi (je n’en trouve pas d’autre plus approprié). Toujours est-il que 2020 a été un combat contre moi-même pour tout « ca »:

2020, c’est…

  • Le pétage de plomb total au travail et plusieurs mois d’arrêt;
  • La panique avec l’arrivée du virus pourtant prévisible et la colère immense face à la réaction des gens: les politiciens qui n’ont rien préparé et semblent totalement largués, les autres « civils » qui s’en foutent ou ne mesurent pas encore la gravité de la situation, notre hiérarchie qui nous traite comme de la chair à canon.
  • C’est ça 2020: se rendre compte qu’en fait on n’a pas grande importance, c’est l’apprentissage du mépris des autres.
  • C’est arrêter d’aller faire ses courses en vrac parce que c’est à l’autre bout de la ville et qu’ils n’acceptent plus les sacs à vrac de toute manière…
  • Puis il te manque quand même quelque chose du supermarché alors autant faire la file au magasin d’en face pendant une heure pour ressortir avec un caddie complet qui te permettra de tenir 2 semaines sans sortir, non?
  • C’est l’obtention des clés de ta nouvelle maison (et ce n’est pas une tiny house).
  • C’est faire les travaux en pleine pandémie, avec les magasins fermés. C’est surtout te rendre compte que, comme on dit « la famille y’a que ça de vrai« ;
  • C’est réaliser que les travaux ça prend beaucoup plus de temps que ce que tu imaginais, beaucoup, beaucoup plus…
  • C’est faire des MONTAGNES déchets pendant les travaux et te séparer de choses laissées par les anciens proprios qui fonctionnent encore tout à fait mais tellement moches: la torture mentale!
  • C’est faire des allers-retours à la déchetterie pour vider le garage entièrement rempli d’objets que les proprios ne pouvaient pas reprendre…
  • C’est emménager en catastrophe et déménager en une après-midi, parce que tes horaires ont changé. C’est pour la bonne cause. Il faut être dévoué quand on travaille dans le médical, non?
  • C’est courir les brocantes et vide greniers pour finalement trouver quelque chose qui te convient… Chez Ikea!
  • C’est continuer de faire ses courses au supermarché, ne plus acheter bio. Tu n’arrives pas à te faire de nouvelles habitudes et tu vois bien qu’avec les travaux, budgétairement parlant, ça coince. Puis porter tes sacs de courgettes seule dans toute la ville et faire la file sur le trottoir (au milieu des gens sans masques) pour rentrer chez le maraîcher, ça t’emballe pas trop…
  • Tiens, en parlant d’habitudes, c’est remarquer que toi qui a su changer les tiennes, parfois les autres n’y arrivent pas. Et assumer que « c’est comme ça« . Racheter des éponges, du liquide vaisselle en bouteille…
  • C’est aussi ne plus avoir la force de tout faire main: ton lait végétal chocolaté? Ta lessive? Tes petits goûtés au travail? Plus la peine…
  • C’est finir par avoir l’habitude de sortir sa poubelle 140L et son sac de plastiques tous les mois…
  • C’est dire adieu à ton premier « chez-toi » à toi pour de bon.
  • C’est faire du tri dans ta garde-robe et finalement racheter 4 robes, un pantalon et 3 tops. Sans parler des bijoux! Et avoir un supeeerbe dressing!
  • C’est aussi finir par te payer des produits aux compos plutôt moyennes parce que t’en peux vraiment plus de cette tronche de calculatrice à 27 ans.
  • C’est dire au revoir sans pouvoir vraiment dire au revoir.
  • C’est tout bien faire, tout nettoyer, sortir le moins possible, faire attention en permanence et tomber malade quand même à cause d’une erreur commise par quelqu’un d’autre.
  • C’est prendre un bain tous les jours pour faire passer les douleurs.
  • C’est essayer de digérer que la vie est faite d’injustices, encore et encore…
  • C’est se rendre compte qu’en fait, on ne sait pas ce qu’on veut dans la vie.

Voilà. Ca fait une dose de négativité, je sais. Sauf que je ne peux pas faire autrement que vous dire la vérité: c’est ce que je ressens de cette année qui a été extrêmement difficile.

Certes, il y a des points positifs, que je m’évertue de vous montrer régulièrement ici ou sur les réseaux (la maison -pas tiny mais jolie-, les balades, le soutien indéfectible de ma famille et de Monsieur etc.).

2020 a été une énorme remise en question qui a duré 12 mois, en somme. Je ne sais pas comment va se passer 2021. J’aimerais de tout cœur reprendre mes habitudes « écolo » et les pousser encore plus loin, évidemment. Malgré cela, je ne sais pas si j’y arriverais…

Faire cette « liste » de choses nulles m’a fait du bien et j’espère que cela me permettra de tourner la page de 2020 plus facilement, en ayant plus toutes ces choses qui tournent dans mon esprit.

Je vous souhaite sincèrement une très belle année 2021. Je compte bien vous partager des articles 1000 fois plus motivants que celui-ci durant cette nouvelle année!

Prenez bien soin de vous et de ceux qui vous sont chers.

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